Maîtriser Claude Code — De zéro à 10x — 7. Capstone : le skill /plan-week

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Chapitre 07

Capstone : le skill /plan-week

Chapitre 7 sur 10 · 70%

Objectifs de ce chapitre

  • Assembler tous les éléments construits en une seule commande
  • Planifier et programmer une semaine entière de contenu
  • Garder le contrôle via une étape de validation

On assemble tout

Tu as maintenant toutes les pièces : un skill de création (ch.3), une voix de marque (ch.4), un quality gate automatique (ch.5), et une publication parallèle (ch.6). Chaque brique a été construite et testée isolément — c'est ce qui rend l'assemblage serein. On les relie dans une seule commande qui planifie une semaine entière de contenu : /plan-week.

Mesure le chemin parcouru avec Léa : au chapitre 1, elle découvrait qu'un agent peut lire ses fichiers. Là, elle s'apprête à taper une phrase et obtenir sept jours de contenu multi-plateforme, dans sa voix, vérifié par son garde-fou, programmé aux bons créneaux. Ce n'est pas de la magie : c'est de la composition. Chaque chapitre était une fonction ; ce chapitre écrit le programme principal.

L'architecture avant le code

Avant de créer le skill, comprends son flux — parce que c'est toi qui devras le déboguer si quelque chose coince. La commande enchaîne cinq phases : recherche du sujet, génération d'un plan écrit dans un fichier, pause de validation humaine, exécution parallèle par subagents, et journalisation. La pause au milieu n'est pas une concession : c'est le point d'architecture le plus important du chapitre.

flowchart LR
  A["Sujet"] --> B["Recherche"]
  B --> C["content-plan.md"]
  C --> D{"Validation humaine"}
  D -->|"À corriger"| C
  D -->|"OK"| E["Subagents en parallèle"]
  E --> F["Posts programmés + journal"]
/plan-week : l'humain valide le plan, l'automatisation exécute.

Remarque où est placée la validation : après la production du plan complet (le travail long et fastidieux est déjà fait), mais avant toute action irréversible (rien n'est encore publié ni programmé). C'est le placement optimal du contrôle humain : tu relis un document fini, confortablement, et ta décision porte sur du concret. Valider trop tôt (sur une intention vague) ne contrôle rien ; valider trop tard (après publication) ne sert plus à rien.

Créer le skill /plan-week

PROMPT
crée un skill "plan-week" qui :
- accepte un sujet, des brouillons, des URLs ou des images
- recherche le sujet et écrit un plan hebdo dans content-plan.md (jour, n° de post, sujet, texte complet, visuel oui/non)
- le texte doit être le post complet bien formaté, pas un résumé, adapté par plateforme
- crée le visuel une fois par jour (réutilisé par les posts du jour)
- me montre le plan et demande validation
- après validation, utilise des subagents parallèles pour programmer chaque post
- réutilise la voix, la config et le journal du skill /post

pose-moi des questions une à la fois jusqu'à 95% de confiance.

Deux lignes de ce prompt méritent ton attention. « Le texte doit être le post complet, pas un résumé » : sans cette précision, tu obtiendrais un plan de sujets — joli mais inutilisable, car tu devrais encore tout rédiger. « Réutilise la voix, la config et le journal du skill /post » : c'est la composition en action. Le nouveau skill ne réinvente rien, il s'appuie sur les briques existantes — d'où l'intérêt d'avoir centralisé la voix dans brand-voice.md au chapitre 4.

Le fichier comme interface de travail

Claude recherche le sujet, génère content-plan.md et demande ton accord. Ce choix — un fichier plutôt qu'un long message dans la conversation — est une pratique à retenir pour tous tes futurs systèmes. Un fichier se relit tranquillement, s'édite directement, se versionne dans Git, et survit à la conversation.

text
# Plan de contenu — semaine du 17 juin

## Lundi — Post 1 (LinkedIn)
Sujet : pourquoi le « sans parfum » est un faux ami
Visuel : oui (infographie ingrédients)
Texte :
> On croit bien faire en choisissant « sans parfum »...
> [post complet, prêt à publier]

## Lundi — Post 2 (Twitter)
...

Tu relis ; si un brouillon ne va pas, tu édites directement le fichier — pas besoin de décrire la modification à Claude, tu corriges le texte toi-même comme dans n'importe quel document — puis tu dis « continue ». Claude reprend le fichier dans son état actuel et lance un subagent par post, en parallèle. Le fichier est l'interface ; la conversation n'est que le déclencheur.

Garde les content-plan.md des semaines passées (par exemple dans un dossier plans/ avec la date). Ils deviennent un historique précieux : ce qui a été publié, ce que tu avais corrigé à la main — autant de matière pour améliorer le skill au fil des semaines.

Quand ça dérape : déboguer une orchestration

Avec un système qui enchaîne cinq phases, il faut savoir localiser une panne. La méthode est toujours la même : identifier la phase qui a produit le problème, et la corriger isolément. Le plan est hors-sujet ? C'est la phase de recherche — précise le brief ou les sources dans le skill. Les textes sont bons mais le ton dérive ? C'est brand-voice.md qu'il faut enrichir (chapitre 4). Un post est bloqué à la programmation ? Lis le message du quality gate (chapitre 5). Un seul réseau échoue ? C'est le subagent ou l'API de cette plateforme (chapitre 6).

Tu remarques le réflexe : chaque brique du cours est aussi une zone de diagnostic. C'est l'avantage décisif d'avoir construit le système pièce par pièce plutôt que d'un bloc — tu sais où regarder, et tu peux tester chaque pièce séparément avec les commandes des chapitres précédents.

Le pattern à retenir : améliore l'outil, pas la sortie

Tu restes aux commandes : tu valides le plan avant toute exécution. L'IA et l'automatisation gèrent le travail répétitif. Et quand l'écart entre ce que tu voulais et ce que Claude a produit est grand, ne te contente pas de corriger le fichier : dis-le-lui — et demande-lui de mettre à jour le skill pour que la prochaine fois soit meilleure.

Concrètement, après chaque exécution de /plan-week, pose-toi la question : « qu'ai-je corrigé à la main dans le plan ? » Chaque correction manuelle récurrente est une règle qui manque au skill. Trois semaines de ce réflexe et tes corrections manuelles tendent vers zéro — c'est mesurable, et c'est le critère objectif d'un système mûr.

C'est le cœur de la méthode : tu ne corriges pas seulement une sortie, tu améliores l'outil qui la produit. La sortie corrigée vaut une fois ; l'outil amélioré vaut toutes les fois suivantes.

Ce que ce capstone t'a vraiment appris

Au-delà du marketing de Léa, tu viens d'exécuter un schéma universel d'automatisation : décomposer un processus métier en étapes, encoder chaque étape (skill), sécuriser le non-négociable (hook), paralléliser l'indépendant (subagents), et placer la validation humaine au point de levier maximal. Remplace « posts » par « factures à relancer », « tickets de support à trier » ou « veille concurrentielle à résumer » : le schéma tient tel quel.

Il reste une fragilité : tout ce savoir vit dans des fichiers, mais Claude repart de zéro à chaque session et doit les redécouvrir. Le dernier chapitre règle ça — et c'est lui qui transforme une belle démo en système durable.

🛠️ À toi de jouer

Contexte

Léa prépare le lancement d'une nouvelle gamme solaire bio et veut une semaine de contenu prête à programmer avant de partir en salon professionnel jeudi. C'est la répétition générale du système complet : si tout fonctionne, elle pourra confier sa communication à une commande hebdomadaire. Ton rôle : exécuter le flux de bout en bout, exercer ton droit de validation, et noter chaque correction manuelle — ce sont les axes d'amélioration du skill.

Consignes

  1. Crée le skill /plan-week avec le prompt fourni et réponds à ses questions de cadrage une à une.
  2. Lance /plan-week "lancement gamme solaire bio".
  3. Relis content-plan.md en entier : vérifie que chaque entrée contient le texte complet, pas un résumé.
  4. Édite directement dans le fichier un brouillon qui ne te plaît pas, puis dis « continue ».
  5. Observe les subagents programmer les posts en parallèle, et vérifie le journal (posts, URLs, créneaux).
  6. Liste les corrections que tu as faites à la main, et demande à Claude de mettre à jour le skill pour les rendre inutiles la prochaine fois.
  7. Relance un /plan-week sur un autre sujet et compare : le plan doit nécessiter moins de retouches.
Indice — Configure une fois ton planning de créneaux (jours et heures de publication par plateforme) lors des questions de cadrage, puis laisse les posts se mettre en file automatiquement.

En résumé

  • /plan-week relie création, voix, quality gate et subagents en une commande : c’est de la composition, pas de la magie.
  • La validation humaine est placée au point optimal : après la production du plan, avant toute action irréversible.
  • Le plan vit dans un fichier (content-plan.md) : relisible, éditable directement, versionnable — le fichier est l’interface.
  • Tu édites le fichier puis dis « continue » : rien ne s’exécute tant que tu n’as pas validé.
  • Pour déboguer, localise la phase fautive (recherche, voix, gate, subagent) et corrige-la isolément.
  • Chaque correction manuelle récurrente est une règle qui manque au skill : fais-la remonter dans l’outil.
  • Le schéma (décomposer, encoder, sécuriser, paralléliser, valider) se transpose à n’importe quel processus métier.

Quiz — vérifie ta compréhension

1. À quel moment valides-tu dans /plan-week ?

Tu relis et édites le plan ; rien ne s'exécute tant que tu n'as pas validé.

2. Que faire si la sortie dévie fortement de ton intention ?

Améliorer le skill rend toutes les futures exécutions meilleures.

3. Pourquoi le plan est-il écrit dans un fichier plutôt que dans la conversation ?

Le fichier devient l'interface de travail : tu corriges dedans puis dis « continue ». La conversation n'est que le déclencheur.

4. Pourquoi la validation est-elle placée après la production du plan mais avant la programmation ?

Valider trop tôt ne contrôle rien (intention vague) ; trop tard ne sert plus à rien (déjà publié). Le placement du contrôle humain est un choix d'architecture.

5. Le ton des posts du plan dérive de la voix de Léa. Où regardes-tu en premier ?

Chaque brique du système est une zone de diagnostic : un problème de ton se corrige dans la couche voix, pas ailleurs.

Auteur(s)

R

REHOUMA Haythem

Haythem Rehouma est un ingénieur et architecte IA et cloud, formateur et enseignant technique, avec un profil orienté IA médicale, AWS, MLOps, LLM/RAG et vision par ordinateur.